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Le littoral et les plages du Brésil - Les Régions du Sud et du Sud-Est

Rio de Janeiro : Leme, la partie nord de la plage de Copacabana
Rio de Janeiro : Leme, la partie nord de la plage de Copacabana

La côte des régions Sud et Sud-Est du Brésil

Les plages brésiliennes constituent sans doute la principale attraction touristique du pays. La côte du Brésil, qui fait face à l’océan atlantique, compte quelques 7.400 kilomètres. C’est beaucoup notamment face aux 66 kilomètres de la côte belge, mais pas autant qu’on pourrait le croire, c’est à peu près comme l’Italie ou la Turquie. Notons que le littoral de la France métropolitaine s’étend sur 5.850 kilomètres.

 

Plusieurs plages du Brésil sont régulièrement citées parmi les plus belles du monde par les guides et magazines touristiques ou par des sites internet comme Tripadvisor.

 

Dans cette première partie, nous allons parcourir le littoral des régions du Sud et du Sud-Est. Prochainement dans la seconde partie, nous découvrirons la côte du Nord-Est, célèbre pour ses plages de sable blanc et ses eaux turquoises.

 

Commençons par l’extrême sud du pays, en partant de la frontière avec l’Uruguay. Sur plus de 600 kilomètres, la côte de l’État de Rio Grande do Sul, se caractérise par de très longues et larges plages sablonneuses et de nombreuses lagunes d’eau douce et saumâtre. Ici se trouve la “Lagoa dos Patos”, la lagune des Canards, la plus grande lagune du Brésil, d'une superficie équivalente à un tiers de la Belgique et d’une longueur de 280 kilomètres. Porto Alegre, la capitale de l’État, où fut organisé le premier forum social mondial en 2001 et d’autres par la suite, est située en bordure nord de cette lagune.

 

En remontant la côte, on atteint l'État de Santa Catarina et sa capitale Florianópolis, une ville située en partie sur l’île de Santa Catarina, reliée au continent par des ponts. D’une cinquantaine de kilomètres de long et d’une vingtaine de large, l’île est célèbre pour la beauté de ses collines couvertes de forêts subtropicales, de son littoral très découpé et de ses 42 plages. L’endroit est également prisé par les amateurs d'huîtres (le principal centre ostréicole du pays se trouve ici), de moules et de crevettes.

 

Le littoral de l’État de Paraná qui s’étale sur 98 kilomètres seulement a pour principale attraction la “Ilha do Mel”, une petite île paradisiaque lovée dans la baie de Paranagua. Classée au Patrimoine mondial de l’Unesco, l’île couverte de forêts subtropicales et bordée de plages magnifiques est très préservée. Le nombre de visiteurs est limité et les véhicules motorisés y sont interdits. Des navettes (une demi-heure de trajet) assurent la liaison avec le continent et quelques pousadas accueillent les touristes, en particulier les habitants de Curitiba, la capitale de l’État, distante d’une centaine de kilomètres. La ville de Curitiba est reconnue comme la ville brésilienne offrant la meilleure qualité de vie.

 

Petite remarque, il ne faut pas perdre de vue que nous sommes dans le sud du Brésil, où les températures peuvent être fraîches en hiver. De juin à septembre, la température moyenne est de 17°.

 

Plus loin, nous quittons la Région du Sud et entrons dans la Région du Sud-Est, en particulier dans l’État de São Paulo dont le littoral se déroule sur plus de 600 kilomètres. La ville de São Paulo, la plus importante agglomération d’Amérique du sud qui abrite plus de 20 millions d’habitants ne borde pas l’océan. Il faut compter 60 kilomètres pour atteindre Santos, célèbre pour son équipe de football où évoluèrent Pelé et Neymar, mais également un des ports les plus importants du Brésil.

 

Pour atteindre les plus beaux endroits de la côte cet État, il faut pousser plus vers le nord. Après 200 kilomètres, on trouve la ville coloniale de São Sebastiao et l'île Ilhabela (Belle Ile), qui abrite des forêts luxuriantes et qui est très connue dans le milieu de la plongée sous-marine pour ses nombreuses épaves de bateaux. Les plus belle plages de l’État de São Paolo se situent sur cette partie de la côte.

 

C’est à partir d’ici que commence une des plus belles côtes du Brésil, la "Costa Verde", la Côte Verte qui sur près de 300 kilomètres, serpente jusqu’aux portes de Rio de Janeiro, en contrebas de montagnes pouvant atteindre 2.000 mètres, couvertes de forêts tropicales luxuriantes. Au gré de la côte accidentée, on découvre plus de 300 îlots montagneux et des centaines de plages plus craquantes les unes que les autres. Peu après le passage dans l’État de Rio, se trouve en bordure d’océan, une petite ville coloniale encore intacte, l’une des mieux conservées du Brésil : Paraty. Un musée à ciel ouvert qui nous replonge en plein 18e siècle avec ses demeures coloniales restaurées, ses petites églises baroques et ses rues pavées.

 

Une centaine de kilomètres plus loin, on atteint Angra Dos Reis, un des ports d’embarquement pour un des joyaux de la Costa Verde, Ilha Grande, une île à une heure de bateau de la côte. D’une superficie de 200 km2, cette île montagneuse, couverte d’une végétation très dense et bordée de plusieurs dizaines de plages, est protégée et interdite aux voitures. Remarquons que l’île ne s’est ouverte au tourisme qu’à partir de 1994, année où le pénitencier (seul bâtiment de l’île qui à l’époque, était interdite au public) ferma ses portes.

 

Après trois heures de route, on arrive à Rio de Janeiro, ville mythique s’il en est. Voyez ma chronique de juillet dernier “Rio de Janeiro, ville merveilleuse”.

 

Buzios, à moins de 200 kilomètres au nord-est de Rio, doit sa renommée internationale à Brigitte Bardot qui y séjourna longuement à partir de 1964. Située sur une presqu’île très découpée, Buzios compte 26 plages parmi les plus belles du pays, lovées dans de petites baies ou des criques rocheuses. L’allure générale de la petite ville, ses 200 pousadas de caractère et hôtels de luxe, ses restaurants à connotation française, font de Buzios le Saint-Tropez brésilien, une des stations balnéaires les plus populaires du pays.

 

Enfin, après les 600 kilomètres que compte le littoral de l’État de Rio, se présente l’État d’Espirito Santo (Saint Esprit), un État de transition entre le Brésil du sud, le Brésil des nantis à consonance plutôt européenne et le Brésil du nord, le Brésil des pauvres, à consonance africaine.

 

Jean-Pol Rihoux