Goiás Velho

Entourée de montagnes aux reflets dorés, la petite ville est un magnifique exemple du Brésil colonial authentique du 18e siècle. Traversée par le Rio Vermelho, Goiás Velho (Goiás le Vieux) a conservé un aspect très rural et authentique, la quasi totalité de son architecture baroque coloniale a été préservée. Depuis 2003, elle est inscrite au Patrimoine culturel mondial de l’Unesco. Pour se replonger dans l’histoire, il suffit de se promener dans les ruelles, d’entrer dans les églises, d’admirer les façades des maisons et des édifices.

Goiás Velho est peu touristique. Dans le centre, il n’y a que quelques hôtels simples et une bonne dizaine de pousadas dans les environs. Et Il faut chercher pour trouver un restaurant ou un endroit pour prendre un verre. En dehors des manifestations culturelles et religieuses, il y a peu de monde et peu d’animation. Les cavaliers et les attelages de chevaux ou de bœufs y évoluent en toute quiétude.

C’est ce qui fait le charme exceptionnel de cette bourgade, un des très rares endroits au Brésil où l’on se replonge dans l’histoire coloniale, sans artifices touristiques. Les locaux vivent à leur rythme dans un environnement historique qu’il préservent et entretiennent pour leur propre qualité de vie et non pour les touristes. La petite ville est réservée aux initiés, on n’y vient pas par hasard. Haut lieu de la culture et de l’art, en particulier de l’art sacré, elle regorge de trésors et la vie culturelle et intellectuelle y occupe une place importante depuis le 18e siècle.

La ville a été fondée en 1726 par Bartolomeu Bueno da Silva lorsqu’il découvrit de l’or dans le lit du Rio Vermelho (rivière rouge). Quelques années plus tard, la ville devint la capitale administrative de la Capitainerie de Goiás sous le nom de Vila Boa de Goiás. Des bâtiments administratifs, un palais destiné aux gouverneurs, un monastère, plusieurs églises et de nombreuses résidences furent érigés pendant cette période très prospère de la ruée vers l'or.

Lorsqu’à la fin du 18e siècle, les filons aurifères s’épuisèrent, la petite ville se tourna logiquement vers l’agriculture. Et elle devint, malgré sa situation perdue au centre du pays, un lieu important de la vie culturelle et intellectuelle. Une faculté de philosophie et de lettres et une école supérieure y furent fondées, parmi les premières au Brésil.

En se promenant dans la cité, on a peine à croire qu’elle fut la capitale de l’État de Goiás jusqu’en 1937. A cette date, la capitale de l’État fut transférée à Goiânia, ville fondée en 1933.

 





A ne pas manquer : Casa de Cora Coralina

Parmi les musées, on peut visiter la maison natale de Cora Coralina, la grande poétesse brésilienne née en 1889. Elle publia ses premiers poèmes à l’âge de 75 ans et mourut presque centenaire. Cette grande maison traditionnelle du 18e siècle qui longe le Rio Vermelho est très représentative du cadre de vie à cette époque



De bonnes adresses

Sur les hauteurs dans le centre historique, une très agréable terrasse  noyée sous la verdure, pour goûter à la délicieuse cuisine locale.

Avant d'arriver à Goiás en venant de Goiânia, il faut tourner à droite après la station d'essence. Après 400 mètres sur un chemin cahoteux, apparaît la vaste propriété de Leonel et Ceni, les charmants propriétaires.

Attention, les 6 petits chalets sont d'un confort très rudimentaire. Mais l'endroit situé en pleine nature est magique : les étangs, la piscine, le rio Vermelho et les oiseaux... Et le petit déjeuner face à l'étang et à la montagne est bien agréable.

Le principal attrait de ce petit hôtel, est sa situation centrale. Comme son nom l'indique (Casa da Ponte Hotel), il est situé juste à côté du pont, face à la maison de Cora Coralina et à quelques pas de la place principale.