Les quilombos sont des communautés fondées par des esclaves africains fugitifs (marrons) qui s'étaient soustraits à l'esclavagisme brésilien en créant des enclaves libres dans les forêts et les régions reculées. Le plus célèbre est le Quilombo dos Palmares, fondé dans l'actuel État d'Alagoas au XVIIe siècle, qui a résisté pendant près d'un siècle aux attaques portugaises. Son chef, Zumbi dos Palmares, est devenu le symbole de la résistance afro-brésilienne et son jour de mort (20 novembre) est célébré comme le Dia da Consciência Negra (Jour de la conscience noire) au Brésil.
La reconnaissance légale des quilombolas au Brésil
La Constitution brésilienne de 1988 a reconnu pour la première fois les droits territoriaux des descendants de quilombos, appelés quilombolas. L'article 68 des dispositions constitutionnelles transitoires stipule que les communautés quilombolas détentrices de leurs terres depuis l'époque de l'esclavage se voient reconnaître la propriété définitive de ces territoires. Plus de 3 000 communautés quilombolas ont été répertoriées par la Fundação Palmares, mais la régularisation foncière progresse lentement. Dans la continuité historique, consultez immigration italienne au brésil.
Les communautés quilombolas contemporaines préservent des traditions culturelles africaines précieuses : religions de matrice africaine (candomblé, umbanda), danses comme le jongo et le tambor de crioula, cuisines spécifiques et savoirs botaniques transmis oralement. Des projets de tourisme culturel dans des quilombos accessibles comme Kalunga (Goiás), Ivaporunduva (São Paulo) et Conceição das Crioulas (Pernambuco) permettent aux visiteurs d'entrer en contact avec cet héritage vivant de la culture africaine au Brésil.








