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Vivre au Brésil

L'anacardier au Brésil : l'arbre du caju qui nourrit le Nordeste

L'anacardier au Brésil : l'arbre du caju qui nourrit le Nordeste

L'anacardier est l'arbre qui donne la noix de cajou et la pomme de cajou, deux produits emblématiques du Nordeste brésilien. Originaire de cette région, il pousse dans les sols pauvres et résiste à la sécheresse, ce qui en fait une ressource précieuse pour les familles rurales du Ceará, du Rio Grande do Norte et du Piauí.

L'anacardier (Anacardium occidentale) est l'un des arbres les plus importants du Brésil, notamment dans les États du Ceará, du Rio Grande do Norte et du Piauí où il est cultivé à grande échelle. Cet arbre tropical, pouvant atteindre 10 à 12 mètres de hauteur, produit le caju (noix de cajou), dont le Brésil est l'un des premiers producteurs et exportateurs mondiaux. La noix de cajou représente une source de revenus essentielle pour des centaines de milliers de familles rurales du Nordeste.

Le fruit du cajou, trésor méconnu de la gastronomie brésilienne

L'anacardier brésilien produit en réalité deux parties comestibles distinctes. La noix de cajou, techniquement une drupe, est fixée à l'extérieur d'un pseudo-fruit charnu appelé pedúnculo do caju, ou poire de cajou. Cette poire charnue, jaune ou rouge selon la variété, est jutteuse, légèrement astringente et d'une saveur très parfumée. Les Brésiliens la consomment fraîche, en jus ou transformée en cajuína (boisson traditionnelle du Ceará). Les curieux apprécieront également L'île de Trindade : joyau volcanique de l'Atlantique Sud.

La pomme de cajou, très fragile, se conserve mal et voyage peu : on la goûte surtout sur place, en jus, en doce de caju, une confiture épaisse, ou en sorbet. Au Brésil, le mot caju désigne d'ailleurs d'abord ce fruit charnu, la noix étant appelée castanha de caju.

Le plus grand anacardier du monde

À Pirangi do Norte, sur la commune de Parnamirim, près de Natal, le Cajueiro de Pirangi est présenté comme le plus grand anacardier du monde. Il doit sa taille à une particularité : ses branches basses, en touchant le sol, s'enracinent et donnent naissance à de nouveaux troncs, si bien qu'un seul arbre couvre l'équivalent d'une petite forêt. Une passerelle permet de le parcourir, et sa visite fait partie des classiques d'un séjour à Natal.

Les cajus et l'anacardier font partie intégrante de la culture du Nordeste brésilien. La cajuína, boisson légèrement pétillante obtenue par clarification et stérilisation du jus de caju, est célébrée dans les chansons du forró brésilien. La culture de l'anacardier est aussi écologiquement intéressante car l'arbre est résistant à la sécheresse et contribue à la revégétalisation des zones de caatinga dégradées.

De la coque à la noix

La noix de cajou est enfermée dans une coque qui contient un liquide caustique, irritant pour la peau : elle ne se décortique jamais crue à la main. Elle est d'abord grillée ou traitée à la vapeur, puis décortiquée et pelée, ce qui explique le travail important nécessaire à sa production et son prix en boutique. Le liquide de la coque est lui-même récupéré pour des usages industriels. La cajuína est aussi très associée au Piauí et à sa capitale Teresina, où elle fait partie de l'identité locale.

Découvrir le cajou au Brésil

La récolte a lieu pendant la saison sèche, en fin d'année dans le Nordeste : c'est le meilleur moment pour goûter le fruit frais sur les marchés. Les noix grillées se vendent partout sur les plages et les routes du Ceará et du Rio Grande do Norte. Pour situer ces régions, le guide du Nordeste, de ses plages et de sa gastronomie donne d'autres repères, et le portrait de la région Nord et de l'Amazonie montre un tout autre visage du pays.

Publié le - Modifié le

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