Avoir une voiture au Brésil facilite la vie dès que l'on sort des grandes métropoles, mais suppose de connaître quelques règles locales : conversion du permis, papiers du véhicule, carburant flex, péages et prudence sur certaines routes. Voici l'essentiel pour acheter et conduire sereinement.
Se déplacer en voiture bresil est souvent la solution la plus pratique pour explorer les vastes territoires brésiliens, notamment en dehors des grandes métropoles. Les expatriés peuvent conduire avec leur permis étranger pendant six mois. Au-delà, il faut convertir son permis au DETRAN (département des transports) de l'État de résidence, une démarche qui nécessite un CPF (numéro fiscal brésilien) et quelques examens complémentaires.
Pour un séjour touristique, le permis international accompagnant le permis national évite bien des discussions lors d'un contrôle ou au comptoir d'une agence de location. Les loueurs demandent en général une carte bancaire au nom du conducteur pour la caution.
Acheter une voiture au Brésil
Le marché automobile brésilien est dominé par les constructeurs brésiliens et les filiales locales de Fiat, Volkswagen, Chevrolet et Hyundai. Les voitures fabriquées au Brésil sont généralement moins chères que leurs équivalents importés, mais les taxes sur les véhicules restent élevées. Un véhicule d'occasion en bon état est souvent le choix le plus économique pour un expatrié en début d'installation.
Les papiers à vérifier avant l'achat
Le véhicule est immatriculé au DETRAN de l'État et accompagné d'un certificat d'enregistrement et de licence, le CRLV, qui doit être à jour. Avant de payer une occasion, il est prudent de vérifier en ligne auprès du DETRAN l'absence d'amendes impayées, de restrictions ou de gage financier, car ces dettes suivent le véhicule. Le transfert de propriété se fait avec signature reconnue chez un notaire (cartório) puis enregistrement au nom du nouveau propriétaire. Chaque année, le propriétaire acquitte l'IPVA, taxe de l'État calculée sur la valeur du véhicule, ainsi que les frais de licence.
La voiture au Brésil roule majoritairement au flex-fuel, un système permettant d'utiliser indifféremment de l'essence (gasolina) ou de l'éthanol (álcool), carburant moins polluant produit à partir de la canne à sucre. L'éthanol est généralement moins cher à la pompe mais offre une autonomie légèrement inférieure. Les grandes villes souffrent d'embouteillages chroniques, notamment São Paulo qui détient des records mondiaux de congestion.
Les règles de conduite à connaître
- Alcool : la Lei Seca, loi fédérale sur l'alcool au volant, applique une tolérance quasi nulle et des sanctions lourdes, y compris le retrait du permis.
- Radars et ralentisseurs : très nombreux, y compris sur les routes nationales à la traversée des villages ; les lombadas, dos-d'âne parfois mal signalés, imposent de lever le pied.
- Péages : les autoroutes concédées, notamment dans l'État de São Paulo, sont payantes, en espèces, par carte ou par badge électronique.
- Rodízio : à São Paulo, la circulation est restreinte certains jours aux heures de pointe selon le dernier chiffre de la plaque.
Routes et sécurité : rouler avec prudence
La qualité du réseau varie énormément. Les grands axes du Sud et du Sud-Est sont en bon état, alors que certaines routes du Nord et du Centre-Ouest restent étroites, abîmées ou non goudronnées, avec camions et animaux sur la chaussée. Conduire de nuit hors des villes est à éviter pour ces raisons. En ville, on garde portières verrouillées et objets de valeur hors de vue, et l'on préfère les parkings gardés, nombreux et peu chers.
Avant un premier grand trajet, la liste des choses pratiques à savoir pour voyager au Brésil complète ces conseils. La voiture se prête bien à la découverte du littoral du Sud et du Sud-Est, où les routes côtières relient plages, villes coloniales et serras à quelques heures les unes des autres.















